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La légende d’Excalibrume


Aux origines d’une boutique de vape à Nivillac, près de La Roche-Bernard

Il fut un temps — pas si lointain, malgré ce que pourraient prétendre les bardes — où les secrets de la vape ne se transmettaient encore qu’entre quelques initiés.

Chaque année, les membres de cette étrange confrérie se réunissaient en un grand rassemblement. On y présentait de nouveaux instruments, d’étranges machines capables de produire des nuages, ainsi que moult élixirs aux parfums parfois surprenants.

C’était en l’an de grâce 2019, lors du Vapexpo, grand rassemblement consacré au vapotage, que Dame Morgane fut conviée par quelques anciens de la confrérie.

Elle franchit alors les portes de ce cercle quelque peu mystérieux où se côtoyaient artisans, connaisseurs, fabricants, druides et autres personnages maîtrisant les arcanes de la cigarette électronique et des e-liquides.

Et parmi ces initiés se trouvaient quelques druides venus des terres du Nord.

Les présentations furent faites, les discussions s’engagèrent et, entre deux considérations sur les mystérieux pouvoirs de la vapeur, Dame Morgane dévoila son projet : ouvrir sa propre officine de vape en Bretagne, du côté de La Roche-Bernard.

L’idée fut accueillie avec enthousiasme.

Les encouragements vinrent rapidement, tout comme les conseils, les contacts et les coups de main nécessaires à cette aventure.

Car lorsqu’un projet est porté avec suffisamment de conviction, il arrive parfois que les bonnes personnes apparaissent au bon moment.

Et cette fois-ci, les étoiles semblaient particulièrement bien alignées.

image décorative représentant dame morgane découvrant le Vapexpo

Où Dame Morgane se mit en quête d’un lieu pour son officine

Fort de tout ce soutien, Dame Morgane pouvait désormais se consacrer à l’essentiel : trouver un lieu où installer son futur antre.

Quant aux sombres arcanes de la création d’un site de vente en ligne, elles furent confiées à son scribe.

Un personnage dont les chroniques donnent une description pour le moins particulière :

une vieille pirate d’eau douce mariée à un vieillard viking à la corne ébréchée.

(Le scribe, pour sa part, ne revendique ni la vieillesse, ni la qualité de pirate, et encore moins l’état de la corne du Viking.

Mais les légendes sont ce qu’elles sont.)

Il se contenta donc de faire ce que tout bon scribe sait faire : coucher sur parchemin — ou plutôt sur clavier — les idées de Dame Morgane et transformer quelque peu de magie en lignes de code.

Pendant ce temps, la quête du lieu idéal se poursuivait.

Et, contre toute attente, tout avançait à merveille.

Il ne restait pourtant qu’une énigme à résoudre.

Une énigme d’importance.

Comment allait-on nommer l’officine ?

image décorative représentant le Scribe mettant en place le site web

La naissance d’Excalibrume

C’est alors que les druides et les initiés venus des terres du Nord entrèrent à nouveau dans la légende.

Et, selon le scribe, ils n’eurent guère besoin de chercher longtemps.

L’un d’entre eux proposa un nom :

Excalibrume.

Un nom étrange, certes.

Mais derrière cette appellation se cachait une logique que seuls quelques initiés semblaient capables de comprendre.

Car voyez plutôt :

Bretonie + Morgane = Dame Morgane.

Dame Morgane + légendes bretonnes = légendes arthuriennes.

Légendes arthuriennes = Excalibur.

Puis vint la vape.

La vape produit de la vapeur.

La vapeur forme une brume.

Et cette brume n’est finalement pas si étrangère aux terres bretonnes, contrées réputées — parfois à tort, souvent avec beaucoup de mauvaise foi — pour leurs cieux gris, leurs embruns et leurs généreuses averses.

Excalibur + brume = Excalibrume.

Ainsi naquit le nom.

Et, comme bien souvent dans les grandes légendes, personne ne sut vraiment si le nom était le fruit d’une profonde réflexion ou d’une conversation particulièrement inspirée entre quelques passionnés.

Le résultat, lui, était incontestable.

Excalibrume était née.

image décorative représentant le Druide des terres du nord

L’apprentissage auprès du grand druide

Une fois son antre trouvé et son enseigne baptisée, Dame Morgane ne considéra pas pour autant que la quête était achevée.

Car ouvrir une boutique de vape est une chose. Et bien qu’avec tous les conseils avisés, elle pouvait se sentir sereine, elle préféra aller se perfectionner et apprendre à maîtriser toutes les subtilités des bases pour comprendre ce qu’est la dépendance au tabac et comment rassurer face à celle de la nicotine.

Elle prit donc le chemin d’une terre où officiait un maître reconnu de la confrérie et entreprit de perfectionner son savoir auprès du grand druide de l’Amzer Glas, au cours d’une formation consacrée à l’univers de la vape.

Le Grand Maître étant un ami. Et comme chacun sait, les meilleurs enseignements sont parfois ceux que l’on reçoit auprès de personnes avec lesquelles on peut partager autant le savoir que quelques bonnes histoires.

Dame Morgane poursuivit ainsi son apprentissage, enrichit ses connaissances et forgea progressivement les bases de ce qui allait devenir son métier.

image décorative représentant JacquesL le formateur de la CIMVAPE

Et puis vint l’an 2020…

L’année 2020 devait marquer le véritable commencement de l’aventure.

Le projet était prêt.

Le nom était trouvé.

L’emplacement était choisi.

Les contacts noués lors du Vapexpo avaient permis de poser les premières pierres.

Il ne restait plus qu’à ouvrir les portes.

Mais les anciens du royaume avaient oublié de consulter les augures.

Car cette année-là, un mal étrange allait parcourir les terres et bouleverser le quotidien de chacun.

Le monde entier entra dans une période pour le moins singulière.

Et Excalibrume, fraîchement née, dut elle aussi apprendre à avancer dans cette époque particulière.

Mais Dame Morgane ne renonça point.

Après tout, les légendes arthuriennes sont rarement faites de chemins parfaitement tranquilles.


Là où coule le Rodoir

Et voici que les chroniques anciennes viennent à leur tour parler des lieux.

Car bien avant que les routes modernes, les commerces et les grands parkings ne prennent possession des terres de Nivillac, le Rodoir était déjà mentionné dans les récits des voyageurs.

En l’an 1636, un certain Dubuisson-Aubenay, voyageur et observateur des terres de Bretagne, parcourait la région et prit soin de coucher sur le papier ce qu’il découvrait.

Les archives de Nivillac ont conservé cette description des lieux :

« À la rive gauche de la rivière… il y a un estier… dans un vallon par où coule un ruisseau dit du Rodoër, que l’on passe sur une chaucée de moulin, à 500 pas de la Roche Bernard, sur le chemin de Nantes. »

Ainsi donc, près de quatre siècles avant l’arrivée de Dame Morgane, le Rodoir était déjà là.

Un ruisseau serpentant dans un vallon, des étangs alimentant autrefois des moulins, des chemins reliant les terres de Bretagne… et, non loin de là, La Roche-Bernard.

Les anciens écrits rapportent également que le nom Rodoir pourrait provenir de rodoué, terme du breton vannetais désignant un gué.

De l’eau, un passage, un ancien chemin et quelques brumes bretonnes…

À croire que le destin préparait déjà le terrain.

Les siècles passèrent.

Les moulins disparurent.

Les anciens chemins devinrent routes.

Les voyageurs à pied laissèrent place aux chevaux, puis aux automobiles.

Mais le nom demeura.

Le Rodoir.

Et c’est sur cette terre chargée d’histoire, dans la commune de Nivillac, à la sortie de La Roche-Bernard, que Dame Morgane allait un jour établir son officine.

Aujourd’hui encore, l’enseigne Excalibrume se trouve dans la Zone commerciale du Rodoir, boulevard de Bretagne.

Une drôle de coïncidence ?

Peut-être.

Ou peut-être que les anciens druides savaient déjà ce qu’ils faisaient lorsqu’ils choisirent le nom de la boutique…

Car entre Excalibur, la brume bretonne, le Rodoir et la vapeur qui s’échappe des fioles et des machines de la vape, il faut bien reconnaître que les signes étaient nombreux.

Le scribe, naturellement, prétend que tout ceci n’est qu’une succession de hasards.

Il sait qu’en Bretagne, mieux vaut éviter de contrarier les vieilles légendes.
« Quant aux souterrains et aux faux-monnayeurs, nous ne prétendrons évidemment pas que Dame Morgane y dissimule ses réserves d’e-liquides… le scribe, lui, tient à rester en liberté. »

image décorative représentant la Carte du rodoir dans un style IGN napoléonien

Depuis, l’aventure continue

Depuis 2020, Dame Morgane exerce son métier à Nivillac, dans la Zone commerciale du Rodoir, à proximité immédiate de La Roche-Bernard, en Bretagne.

Au fil des années, Excalibrume a trouvé sa place auprès des vapoteurs du secteur et poursuit son aventure autour de la cigarette électronique, du matériel de vape et des e-liquides.

Mais si l’adresse est aujourd’hui bien réelle, l’histoire de la boutique demeure intimement liée aux rencontres qui ont précédé son ouverture.

Tout avait commencé quelques mois plus tôt, lors du Vapexpo de 2019.

Une rencontre.

Quelques druides venus du Nord.

Un projet.

Des conseils.

Des amitiés.

Un scribe quelque peu douteux.

Et finalement, un nom.

Excalibrume.

Depuis, Dame Morgane tient son antre ouvert aux voyageurs, aux habitués et aux nouveaux venus souhaitant découvrir ou approfondir l’univers de la vape.

Et si vous cherchez aujourd’hui l’officine, nul besoin de consulter Merlin, de tirer l’épée d’un rocher ou d’interroger les oiseaux de la forêt.

Il vous suffit de prendre la direction de Nivillac, de suivre le chemin de La Roche-Bernard et de rejoindre la Zone commerciale du Rodoir.

Là, quelque part entre les vestiges des anciennes légendes et les brumes bien réelles de Bretagne, vous trouverez l’enseigne. Excalibrume.

Et comme toutes les bonnes histoires, celle-ci n’est peut-être pas encore terminée.

image décorative représentant la Boutique